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Fernand Raynaud est né à Clermont-Ferrand au sein de la cité de l'Oradou, bâtie par Michelin, où son père était contremaître. Sa sœur Yolande, de treize ans son aînée, deviendra un personnage phare de ses sketches. Il renonce aux études à 15 ans, après avoir obtenu son certificat d'études. Il joue dans un théâtre amateur et exerce les métiers de bobineur, commis d'architecte, projectionniste de cinéma, terrassier au camp d'aviation d'Aulnat... Après une dernière dispute avec son père, il part s'installer à Paris à 17 ans, pendant la guerre. Il va voir tous les soirs les comiques de l'époque aux Folies Bergère. Il débute lui-même dans des brasseries, puis les cabarets, enchaînant quelques années de "vache maigre".
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Sa rencontre avec Jean Nohain au début des années 1950 va décider de sa carrière. Il participe à l'émission télévisée 36 Chandelles, où il rencontre Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Darry Cowl et Raymond Devos. C'est d'ailleurs en reprenant une anecdote arrivée à Jean Nohain pendant son service militaire qu'il fit un de ses sketches les plus célèbres. En décembre 1957, il épouse la chanteuse d'origine canadienne Renée Caron.
Il habite Gennevilliers pendant plusieurs années, et plusieurs de ses sketches porteront la trace des personnages qu'il croisait, tel que le sketch le 22 à Asnières qui est de l'autre côté du boulevard.
Il triomphe réellement au début des années soixante pendant 18 mois au Théâtre des Variétés, dans son spectacle Fernand Raynaud Chaud. Puis il enchaîne les tournées en France, au Canada, en Afrique et dans le Pacifique. Il retrouve également régulièrement l'Olympia ou Bobino.
En 1962, il produit Le Bourgeois gentilhomme de Molière, où il interprète Monsieur Jourdain. Un an plus tard, il joue Sganarelle dans le Don Juan de Molière, aux côtés de Georges Descrières. En 1970, il propose un spectacle entièrement mimé au Théâtre de la Ville, intitulé Une heure sans paroles, qui connaît un grand succès.
En 1972, menacé par un redressement fiscal, il annonce qu'il va mettre un terme à sa carrière pour se retirer à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
La stèle apposée sur le mur du cimetière du Cheix-sur-Morge
Mais le 28 septembre 1973, alors qu'il se rend à Lyon pour y faire un dernier gala aux profits d'ouvriers (milieu dont il était issu, pour lequel il avait toujours gardé une certaine tendresse) il se tue accidentellement lorsque son coupé Rolls-Royce Silver Shadow percute à très vive allure une bétaillère à l'entrée de Cheix-sur-Morge (Puy-de-Dôme), entre Aigueperse et Riom. Une plaque commémorative signale cet endroit. Il plaisantait avec ses amis : "Elle est braque, cette voiture, il y a un voyant BRAKES (freins) qui reste tout le temps allumé". Il est inhumé au cimetière (partie neuve) de Saint-Germain-des-Fossés (Allier), ville où, enfant, il passait ses vacances. Son père avait été employé SNCF dans cette ville avant d’entrer chez Michelin à Clermont-Ferrand.
Son comique a incarné l'entrée de la France dans une certaine modernité : « La prévention routière » et le développement de l'automobile, « Le douanier » et les travailleurs immigrés, le patron qui exige qu’on dise « Je m’amuse », le paysan « Crésus » et le passage de la paysannerie à l’agriculture intensive.
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