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Né le 8 mai 1903 au 73 Boulevard Chave
à Marseille, il est le fils de Monsieur et Madame Constandin
qui lui attribuent les prénoms de Fernand, Joseph et
Désiré. Son père Denis, comptable,
mais aussi comédien-chanteur amateur sous le pseudonyme de
Sined et sa mère, comédienne amateur
également, décèlent rapidement le
talent du jeune Fernand. Celui-ci suit souvent son père lors
des concert qu'il organise dans la banlieue marseillaise en montant sur
les planches. C'est à l'occasion d'un concours pour petits
chanteurs amateurs qu'il remporte le premier prix des enfants prodiges
au théâtre du Châtelet de Marseille.
Fernandel a deux frères : Auguste Marcel Sined, son
ainé de 6 ans (avec lequel il sera un temps Fernand Sined),
et Francis Fransined (plus jeune que lui de 11 ans) ainsi qu'une
sœur. A sa sortie de l'école, le père
de Fernand le place à la Banque Nationale du
Crédit de laquelle il ne tarde pas de se faire
congédier. |
Il enchaîne ensuite les petits boulots alimentaires, portant
des sacs de sucre dans le ports de Marseille (il tient une semaine),
travaillant dans une maison de tissus et dans de nombreuses banques,
mais sa passion du Tour de Chant et son caractère volage ne
lui permettent pas de s'établir une situation stable.
En parallèle, il monte sur scène comme chanteur,
comique troupier dans les cafés-concerts, où il
surprend par son profil chevalin.
Andrex, comédien et ami de l'acteur, raconte à
son propos : « Fernandel, qui n'était alors que
Fernand, fit ses débuts sur scène à
cinq ans en chantant le répertoire militaire avec son
frère aîné, Marcel. Il connut son
premier grand succès à sept ans, un jour
où, paralysé par le trac, il fut
propulsé sur la scène par son père,
d'un grand coup de pied au derrière ; il s'empêtra
dans son sabre et s'étala de tout son long sous une
tempête de rires. Par la suite, il n'eut plus jamais peur
d'affronter le public. »
Le 4 avril 1925, à 22 ans, il épouse Henriette
Manse, la sœur d'un inséparable copain. Ils auront
trois enfants, Josette en 1926, Janine en 1930 et Franck en 1935. C'est
à la mère d'Henriette que fût
attribué l'origine du pseudonyme de Fernadelle, celle-ci,
voyant le jeune Fernand si empressé auprès de sa
fille dit en rigolant : « Fernand d'Elle... »,
phrase qui fit immédiatement mouche et fût
adopté par le comédien pour en faire son nom de
scène.
Il effectue son service militaire un mois après son mariage.
Affecté au 93em régiment d'artillerie de montagne
de Grenoble, il devait être libéré le
12 mai 1926, mais un capitaine lui accorda une permission
libérale le 29 avril.
Le 7 décembre 1928 il monte sur Paris et se produit au
Bobino, devant le succès de cette prestation il signe
dès le lendemain un contrat de dix-neuf semaines pour le
Circuit des cinémas Pathé de Paris.
Malgré la mort de son père le 10 mars 1930, il
poursuit sa carrière de comique à Paris.
Installé dans un modeste hôtel de
Ménilmontant, rue Pelleport, il débute
à L'Elysée-Palace de Vichy. C'est là
qu'Henri Varna, directeur du Casino de Paris et du
Théâtre Mogador le vit et l'engagea pour la revue
d'hiver du Concert Mayol, revue déshabillée
à succès de l'époque où se
réunissait le Tout-Paris. Fernandel et Parisys y tenaient
trois sketchs intercalés entre les tours de danse. C'est
alors qu'il se trouve dans la salle que le réalisateur Marc
Allégret est frappé par le physique et la
personnalité de Frenandel, il décide alors de lui
offrir le rôle d'un groom dans son film : Le Blanc et le
Noir. 1930 marque donc le début de la
cinématographique de Fernandel.